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 La détente avant les études [PV Glora/Shinde]

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Shinde Kuroi
MessageSujet: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Ven 20 Nov - 22:38

Demain était "le grand jour", où tu serais transférée en lycée pour les membres de l'armée impériale, une première pour toi, qui avait toujours pris des cours soit par correspondance, soit dispensés par un professeur très particulier. En fait, tu n'avais jamais eu l'occasion de parler à des personnes dites "de ton âge", mais tu ne jugeais pas utile de parler à qui que ce soit en temps normal...Oui en temps normal, car tu étais actuellement quelqu'un d'autre pendant un moment indéterminé...tu fuyais, c'était lâche certes, mais tu ne pensais pas faire autrement, te sentant incapable de faire face à toi même.

Passant en soupirant la mèche gauche de tes "cheveux" de jais derrière ton oreille -sachant cependant qu'elle reviendrait à sa place originelle dans les prochaines secondes- tu continuais à faire ton repérage dans les environs, en quête d'un endroit tranquille pour après les cours, et de points de repère au cas où il t'arriverait de te perdre. C'est alors que tu vis ce qui devait être un parc, dis parc où tu entras. Il n'y avait que quelques personnes par-ci, par là, qui ne faisaient pas attention à toi, discrète comme tu étais, et tu décidas de regarder un peu les environs. Peut être que tu pourrais t'y terrer, mais rien ne valait un bon point de vue en hauteur à tes yeux qui aimaient observer les étoiles en pleine nuit. C'est d'ailleurs en repensant à tes yeux que tu réajustas tes lunettes noires sur ton nez, puisque tu devais...enfin Shinde était photosensible, voire photophobe, couverture oblige. Encore heureux que tu possédais une très bonne vision, cela te dérangeait moins que si tu avais été myope ou autre. Mais tu voyais quand même ceux qui mentaient sur leurs sentiments envers l'autre ou bien leur cachaient quelque chose. Ceux qui refoulaient leurs vrais sentiments, de ceux qui avaient peur de les exprimer...tous des menteurs, sans la moindre valeur.

Mais n'étais-tu pas toi même une menteuse ? Qui plus est, la pire d'entre eux ? Tu connaissais la réponse, qui était affirmative. Tu mentais sur toi, aux autres, sur tes actes, tes paroles, tes pensées, ton comportement, ton apparence, et même ton nom...tout était faux, mais l'avantage lorsqu'on savait reconnaître les mensonges, c'était qu'on était doué pour en proférer. Et à vrai dire...cela te dégoûtait profondément venant de toi...tu repassas alors la mèche gauche de tes cheveux derrière ton oreille, agacée par cette réflexion qui tournait en rond et pourtant si récurrente dans ton esprit qui n'arrivait pas à s'occuper autrement une fois seule. Enfin, la nuit, tu pensais plus à calculer le temps d'attente avant l'apparition de telle ou telle constellation et à évaluer leur durée de vie restante où bien leur prochaine disparition du ciel de nuit actuel. Cependant, c'était bien le seul moment de tes journées où tu t'autorisais à être toi-même désormais.

"Je déteste cette sensation..."

Grommelas-tu à toi même, en utilisant ta façon de parler normale, bien peu féminine et presque grossière, c'était une chance que personne n'ait fait attention à ces paroles alors que tu t'asseyais sur un banc pour réfléchir...mais réfléchir à quoi ? À combien tu étais minable de mentir alors que tu détestais cela ? À la façon d'assurer ta couverture si quelqu'un venait à te parler ? Au fait que tu préférerais parfois être morte auprès de ceux que tu aimes plutôt que de leur offrir un spectacle aussi risible ? Car si tout le monde ici étaient de purs livres ouverts, rien ne disait que tu étais pas toi non plus un livre ouvert pour quelqu'un...après, ce quelqu'un devrait vraiment gratter le vernis si il voulait obtenir ne serait-ce qu'un semblant de confidence. C'était encore pire pour ta confiance, puisque sont morts tous ceux envers qui tu la portais. Autant dire que ton comportement actuel risquait fortement de faire de toi quelqu'un d'inapte à servir à l'armée impériale...sauf que ce n'était pas toi que tu montrerais aux autres alors dans un sens, tu n'en avais rien à faire, si ce n'est apprendre à mieux refouler tes vraies pensées, pour ne pas te trahir, alors que tu te trahissais en réalité, tu trahissais ta véritable personne...quelle honte...

Tu te relevas alors, et pris la route de la sortie. Tu en avais assez vu pour aujourd'hui et tu connaissais ta route pour demain...cela te fit penser à ce que quelqu'un que tu avais vu il y a longtemps avait dit à une autre personne qui ne l'aimait sûrement pas : "C'est tellement...prévisible." Oui, tout analyser comme tu le faisais rendait tout prévisible, et ta réflexion fut interrompue par quelqu'un ayant tellement fait attention à toi qu'elle t'avait bousculé. Sauf que c'était cette personne, une jeune femme, qui perdit son équilibre. Attrapant son poignet, tu tâchas de lui éviter une rencontre avec le sol avant de te retourner vers elle avec un air un peu inquiet, perceptible malgré tes sombres verres épais et de dire, de la voix que tu avais prise :

"Vous n'êtes pas blessée ?"
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mar 24 Nov - 15:46


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Il y avait beaucoup de choses que la Demoiselle acceptait. Parfois de son plein gré, d'autres fois avec une légère appréhension. Il arrivait fort souvent qu'elle s'engageait dans quelques aventures qui n'étaient point à son goût. Cela arrivait lorsqu'elle ne pouvait pas réellement s'opposer, soit parce qu'il s'agissait plus d'un ordre que d'une demande ; soit parce qu'elle n'avait tout simplement pas la force d'articuler un simple « non ». Il y avait beaucoup de choses, aussi, que la Demoiselle n'avait pas le cœur à faire. Comme par exemple oser remettre en question l'autorité de quelqu'un, même s'il s'agissait d'un gamin bien plus jeune qu'elle. Ou encore tenir tête à une quelconque personne, aussi grande en fut la tentation. C'était comme cela, et pas autrement. Il y avait ces personnes ingérables, incapables de se plier à la volonté des autres, en particulier de leurs supérieurs. Puis il y avait les personnes comme la Demoiselle ; tout juste capables de vivre en communauté, en dépit de la forte tentation de partir se cacher loin du monde.

Ce jour-ci, la Demoiselle s'était encore montrée faible. Une fois de plus, elle n'avait su s'opposer. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir du caractère. Elle détestait l'arrogance dont faisait preuve un de ses équipiers du moment. D'autant plus qu'il se permettait de lui adresser de nombreuses reproches, chose qui ne plu guère à la Demoiselle qui pourtant, tâchait de faire des efforts du mieux qu'elle pouvait. Si tant est que mieux était un minimum. Elle s'était contentée de ne faire rien de plus que ce qu'on lui demandait, une grande partie de la séance durant. On lui avait demandé de ne pas manquer ses cibles, elle s'était efforcée de s'appliquer. Lorsqu'il n'y avait aucun mouvement, elle n'éprouvait aucune difficulté. En revanche, on lui avait ensuite demandé de tirer sur un oiseau en vol. Et ce, elle n'en avait pas été capable. Si elle se détestait pour si peu ? Certainement pas.

Alors pourquoi la Demoiselle s'était-elle enfuie en courant, laissant derrière elle ses affaires ? Pourquoi avait-elle couru loin d'eux, manquant presque de laisser son arme derrière elle ? Mais elle ne l'avait pas fait, n'est-ce pas ? Elle ne les avait pas quittés sans dire mot ? Son pied heurta un trottoir. Et elle tomba, s'égratignant au passage ses deux genoux découverts. Elle détestait les jupes. Presque autant qu'elle détestait les armes. Profitant de son arrêt imprévu, la Demoiselle jeta un coup d’œil à ce qui l'entourait. C'était donc vrai. Elle était bel et bien lâche. Son corps frissonna tout entier. Pourquoi avait-elle fait cela ? Pourquoi n'avait-elle pu appuyer sur la gâchette, essuyant de nouvelles remontrances ? Pourquoi n'avait-elle pu tirer alors qu'elle savait bien qu'elle n'aurait, de toute façon, pas touché la petite bête ailée ? Pourquoi ne pas accepter ce qui était inévitable ? N'était-elle pas enfin un soldat ? N'avait-elle pas oublié ses paroles ? Elle s'y était engagée pourtant.

Et les larmes lui échappèrent, coulant une à une le long de ses joues. La Demoiselle ne faisait bruit, bien trop pétrifiée par ses propres pensées. Elle était perdue, incapable d'être celle que l'on attendait qu'elle soit, ne voulant que fuir le présent ; mais n'ayant, hélas, nulle part où aller si elle venait à le faire. Inévitablement, elle devrait rentrer. Elle devrait retourner à ses quartiers, à moins de vouloir passer une nuit dehors, seule avec vampires et cavaliers de l'apocalypse. Mais pour le moment, elle n'en était capable. Alors elle repartit de plus belle, fonçant vers un parc qui serait certainement un meilleur refuge que la rue. Enfin, elle souhaitait juste se cacher, échapper au regard d'une quelconque créature intéressée par sa faiblesse. Parfois, la Demoiselle devrait apprendre à regarder où elle allait, ainsi n'aurait-elle pas été prise de surprise en croisant une autre humaine, rôdant dans le coin.

Cette inconnue eut la bonté de l'empêcher de chuter une nouvelle fois. La Demoiselle écarquilla les yeux, bien qu'en partie cachés par sa frange. Pourquoi ? Pourquoi l'avait-elle aidée ? C'était de sa faute si elle n'avait pas fait attention, un second retour au sol lui aurait fait le plus grand bien. Elle tourna la tête de tous côtés. Rien autour. Alors la Dame aux lunettes était bien celle qui avait parlé. « Excusez-moi, je ne regardais pas ou j'allais. Je n'ai rien, et vous ? » articula-t-elle finalement. La Demoiselle tâta ses joues. Non, il n'y avait plus traces de ses larmes. Un soupir soulagé lui échappa. Certes, elle ne se trouvait pas dans une position qui l'arrangeait. Mais si au moins elle n'avait pas sa pauvre allure de pleurnicharde, c'était toujours mieux que rien.

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mer 25 Nov - 17:18

Une fois certaine de la stabilité de la personne que tu avais rattrapée, qui était finalement une jeune femme, tu la lâchas et mis tes mains couvertes de mitaines dans les poches de ta veste. Jetant un œil aux alentours, tu vis que les personnes s'en allaient petit à petit par une autre issue, en ce soleil bientôt couchant. De ce fait, vous n'étiez plus que deux ici, soit elle et toi, et tu l'observas de haut en bas rapidement, en t'attardant quelque peu sur son visage, pour savoir à qui exactement tu avais affaire. Mais aussi, c'était ainsi que tu fonctionnais, toi, comme tu l'avais appris il y a longtemps, une notion qui te fut très vite inculquée pour ce qui aurait du être ton futur. Cette sentence, elle réglait ton comportement, c'était devenu ta devise, ton credo, ta ligne de conduite quoiqu'il puisse se passer, quelle que soit la façon dont tu puisses être jugée :

« Pas d'empathie, juste de l'analyse.»

Cela pouvait sembler froid et sans cœur, ça l'était même, mais tu restais ainsi, bien que sous ton identité actuelle, tu le montrais beaucoup moins. C'était quelque chose auquel tu ne pouvais déroger, quelque soit la personne que tu incarnais. De toute façon, ce n'était pas ça qui allait te percer à jour, au contraire, c'était ça qui te permettait de percer les autres à jour. Ce comportement, ton sens de l'observation qui était bien ta seule force, te permettait cela. Et la jeune femme en face de toi n'allait absolument pas y couper, tout le monde est logé à la même enseigne disait-on, et te concernant, c'était le cas, tout le monde passait au crible de tes yeux dont jadis tu étais fière et que tu cachais désormais. Mais tout ça, tu n'en affichais rien, tu l'intériorisais, pour te concentrer sur l'habitude que tu avais prise, pour l'exécuter au mieux.

Physiquement parlant, elle semblait un peu plus grande que toi, qui ronchonnais constamment sur ton « fichu mètre soixante-sept ! » une fois face à quelqu'un qui te dépassait facilement. Néanmoins, tu n'avais pas besoin de lever la tête à t'en tordre le cou pour la regarder dans ses yeux violets hésitants et quelque peu plus humides que la normale, en partie cachée par une frange d'un lavande clair avec derrière une certaine longueur. Elle avait la peau blanche, mais bien moins pâle que la tienne, qui préférait la lune au soleil, et était d'une corpulence fine et svelte. Tu remarquas aussi qu'elle portait ce que tu reconnus comme l'uniforme de l'armée impériale, ce qui impliquait que vous risquiez de vous croiser souvent, voire de travailler ensemble. Second détail, sa jupe découvrait ses genoux écorchés, signe qu'elle était probablement tombée avant de venir ici, ce qui expliquait l'humidité de ses yeux. Tu appréhendais cependant de devoir porter une jupe demain, puisque tu avais besoin d'être à l'aise dans tes mouvements.

En tout cas, ce qui était sûr en voyant son visage, c'est qu'elle ne disait pas toute la vérité, tu l'avais remarqué. Elle n'avait rien, si ce n'est deux genoux légèrement écorchés, mais ce n'était que de la douleur physique. Mentalement, elle semblait néanmoins bouleversée, et si tu en croyais ses mains sur ses joues suivies d'un soupir soulagé, elle essayait de le cacher, dommage, elle était tombée sur toi, qui repérait avec hélas trop de facilité ces personnes timides qui essayaient de ne strictement rien laisser paraître. Et dire qu'elle avait un fusil dans le dos, cela montrait aussi un coté effrayé d'aller au front, alors que toi, tu privilégiais le corps à corps mais surtout l'attaque à mi-distance. Restait cependant à savoir si elle était douée avec, parce que toi, les armes à feu, ça te connaissait depuis ton enfance, mais qu'importe. La personne en face de tes yeux devait être nouvelle dans l'armée elle aussi, et peut être même enrôlée de force, dans la mesure où elle n'y avait pas sa place à tes yeux. Mais cela pouvait aussi être simplement une apparence, elle avait peut être une certaine maîtrise de son arme, toi même ayant eu des difficultés à la manier à tes débuts, il se pouvait qu'elle en ait sous le pied.

L'idée d'une réponse te traversa alors l'esprit, mais c'était ce que tu aurais dit, pas celle que la demoiselle voyait. Tu ne pouvais donc pas te permettre la réplique glaciale qui te brûlait les lèvres après la question inquiète que tu avais posée, ce n'était ni logique, ni conforme à ton personnage. Il fallait que tu tournes donc sept fois, si ce n'était beaucoup plus, ta langue dans ta bouche avant de lui donner une réponse qui répondrait à sa question et aux exigences que tu t'imposais. Connaissant la personne que tu avais crée, il fallait essayer de lui tirer les vers du nez pour découvrir ce qu'elle tentait de dissimuler, à part sa présence de ce monde -quoique toi aussi tu mourrais d'envie de te planquer de honte suite à tes mensonges- concernant son état, même si tu n'en avais pas grand chose à faire, un minimum de politesse et de douceur t'était, te semblait-il, exigé envers quelqu'un n'étant pas au meilleur de sa forme. Commençant alors la phrase sur un ton doux, tu la finis sur une note quelque peu plus embarrassée en passant par une petite insistance :

« Sans vouloir vous offenser, il me semble que je me porte mieux que vous...et pas seulement physiquement...si je puis me permettre bien sûr ! »
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Dim 29 Nov - 18:13


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Et la Demoiselle se laissait emporter dans ses pensées. Elle s'envolait doucement. La réalité s'éloignait peu à peu d'elle, bien qu'elle y était encore rattachée. Inévitablement. Qu'elle le veuille ou non, la présence de l'inconnue l'empêcherait d'aller librement loin du moment présent. Ainsi ses pensées restèrent-elles tournées vers ce qui venait tout juste de lui arriver. Vers cette journée une fois de plus gâchée par ce quotidien si désagréable à ses yeux. Elle se demandait bien si à l'occasion, juste une fois, elle oubliait de se réveiller, est-ce ne lui permettrait pas de passer une bonne journée ? Sans doute. Ou certainement pas. Il n'y avait qu'à tester, mais ça, elle ne le ferait pas. On ne pouvait demander à un chat de voler tout comme on ne pouvait demander à un paresseux de ne pas dormir la majeur partie de son temps. Ainsi, on ne pouvait demander à la Demoiselle d'aller contre ses principes. Aussi tentante fut son idée, elle ne la tenterait pas. Ce n'était pas son genre.

Son regard se porta brièvement sur ses genoux légèrement amochés. Légèrement, tout dépendait du point de vue. Le goudron l'avait plutôt bien rappée mais sans grande méchanceté. Ce n'était pas profond du tout. Sans doute avait-elle un ou deux petit gravillon encore accroché à sa peau mais à ses yeux, il n'y avait aucun dégât conséquent. Et ses mains qui l'avaient rattrapée ? Rien non plus de ce côté là hormis une toute légère égratignure à la main droite. Du reste de son corps, rien n'avait été atteint par sa petite cascade. La Demoiselle ne partageait pas l'avis de la seconde Demoiselle aux lunettes. Physiquement, elle semblait plutôt bien s'en sortir. Elle bougeait sans difficultés, ne se sentait pas limitée par une respiration insuffisante et voyait correctement. Non, elle ne se sentait pas mal du tout.

Et mentalement alors ? Comment se sentait la Demoiselle ? La réponse semblait évidente. Dans la tête de la Demoiselle régnait un parfait ménage sans aucune organisation. Panique, surprise et appréhension en étaient les maîtres. Certes, sur le plan mental, elle n'était pas des plus fortes. Loin de là. Mais en était-elle pour autant malheureuse ? En dépit de ce mode de vie ne lui convenant que peu, n'avait-elle pas une existence relativement tranquille ? On la poussait un peu, impossible de le nier, mais ce n'était pas comme si on l'en empêchait de dormir. D'une certaine manière, son manque de combativité lui valait bien souvent de longs repos. Elle s'en estimait heureuse, du moins le prétendait-elle. Elle fronça les sourcils. Paraissait-elle tant misérable ? Elle l'ignorait. Mais il semblait, hélas, qu'elle ne présentait de mystères à personne. Il semblait que tout le monde lisait en elle comme dans un livre ouvert. S'en était embêtant.

« Si vous le dites... » La demoiselle leva les yeux au ciel. Elle n'avait aucunement envie de parler d'elle. Il lui fallait trouver une échappatoire. L'inconnue ne portait pas l'uniforme de l'armée Impériale. Ni celui de l'école. Ce point intriguait la Demoiselle. La Dame aux lunettes avait-elle vécu jusqu'à présent sans protection ? Si oui, comment était-ce possible ? La Demoiselle n'osait imaginer combien de temps elle aurait pu survivre, seule avec son unique ami de l'époque, sans finir en bétail. Elle n'aurait certainement pas fait long feu en tout cas. « Vous ne portez aucun uniforme. Vous n'êtes pas avec l'armée ? » Glora avait profité de ses propres interrogations pour dévier le sujet de sa personne. Elle était réellement curieuse de comprendre qui était celle qui se portait mieux qu'elle.

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Lun 30 Nov - 21:40

Livre ouvert n'est-ce pas ? Tu retins un soupir, car peut être que tu espérais un jour, trouver quelqu'un qu'on ne pourrait pas facilement déchiffrer. Ou bien quelqu'un qui n'essayait pas de se cacher de ses émotions. Mais qu'importe, tu jugeais inutile de penser à ça, alors que pendant un moment, ton interlocutrice s'éloignait d'ici. Tu le savais, tu le faisais souvent, t'éloigner de la réalité, mais principalement seule, pour mieux remuer le couteau de tes regrets et de ta faiblesse dans tes plaies internes, alors que tu voulais juste abolir tes sentiments de toi, fatiguée de ressentir ce genre de choses, fatiguée d'être faible, fatiguée de voir les personnes que tu aimais mourir sans pouvoir l'en empêcher, fatiguée d'être protégée surtout, alors que l'on t'avait appris à te protéger seule. Tu passas alors la mèche gauche de tes cheveux derrière ton oreille, mais en gardant une expression neutre, quelque peu absente, comme souvent, voire toujours.

Elle auscultait son corps, c'est vrai que les plaies n'étaient pas profondes, mais elle en avait, alors que toi non...enfin, apparemment, mais c'est une autre histoire à laquelle tu ne préféras y penser outre mesure. Mais cela traduisait le désordre mental qu'était son esprit, livre ouvert oblige, et elle n'était pas à l'aise, aussi bien avec elle même qu'avec le reste. Ce genre de personne t'ennuyait, car il fallait les prendre par des pincettes, et c'était terriblement dur d'interagir avec eux, surtout pour toi, originellement franche et même rude, voire blessante parfois dans tes propos. Qu'importe, il fallait faire avec et s'adapter. Quelqu'un un jour avait d'ailleurs dit que « celui qui s'en sortait le mieux n'était pas forcément le plus fort où le plus intelligent, mais celui qui savait s'adapter à n'importe quelle situation » peut être était-ce cela qui te manquait, pour ne plus avoir peur de porter ce qui fut un jour ta véritable identité.

Mais le nom que tu avais pris te correspondait bien dans un sens te disais-tu. Car tu n'étais pas forcément des plus optimistes, penchant pour le réalisme et un esprit légèrement cartésien, te valant de « voir tout en noir » comme on dirait. Et il est vrai que les couleurs sont sombres à travers tes verres. Quant au prénom, au vu des personnes que tu avais vu mourir, peut être que tu semais la mort en fin de compte, était-ce pour cela que tu te faisais la plus inaccessible possible ? Sans doute, d'autant plus que la compagnie des autres ne t'intéressait décidément pas le moins du monde. Or, l'heure n'était pas à réfléchir à ta couverture, bien que tu avais du mal à savoir si tu l'incarnais bien, si rien ne trahissant ton véritable toi ne transparaissait, un terme grossier, un propos trop blessant, mieux valait rester sur ses gardes concernant cela. En attendant qu'elle te sorte une réponse, peut être que tu aurais jusqu'à demain, et même plus.

Sauf qu'elle se décida à te donner une sorte de réponse à ton indirecte question. Et elle venait de tomber dans le piège, car lorsqu'on n'est pas sûr soi même, c'est que l'autre à raison dans ses affirmations. Et ça t'ennuyait d'avoir raison, presque autant que ça t'énervait de te tromper, bien que cela soit beaucoup plus rare, mais quand même, l'erreur est humaine. Qui sait, peut être qu'elle était aussi vampire, pensais-tu alors. Mais tu ne détestais pas particulièrement les vampires, tu n'avais juste pas d'opinion. Mais pour se protéger et protéger autrui, il fallait anéantir ce qui les menaçaient alors...pourquoi vouloir intégrer l'armée impériale ? Pour une raison assez précise, qui est de te prouver que tu n'étais pas faible, qu'il y avait encore de l'espoir pour toi, et que tu pouvais être utile. Et la fille devant toi ? Pourquoi y était-elle ? Autant répondre et garder cette question pour un autre moment, c'était pour toi la meilleure option.

« Oh cela, non, j'y entre officiellement demain, mais je vois que vous vous en faites partie, j'ose donc espérer une bonne entente entre nous. »
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mar 8 Déc - 22:33


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La Demoiselle laissa échapper un léger sourire. Le doux chant d'un oiseau venait de résonner dans sa tête. Elle aimait beaucoup ça, les oiseaux. Petites créatures discrètes, ces êtres allaient et venaient librement au gré de leur volonté. L'un d'eux s'était posé sur une branche non-loin d'elles. Cendrées étaient ses ailes, truité était son corps. Il les observait, la tête penchée sur le côté. Curieux, il le paraissait. N'avait-il donc aucune crainte à l'égard des deux humaines, sans doute pas des plus imposantes pour leur race mais largement plus pour le petit animal ? Ses yeux sombres ne semblaient témoigner de rien de cela. Il toucha beaucoup la Demoiselle, de part son apparente innocence. Le petit être ne devait certainement pas connaître les mêmes peines que les Hommes. Sans doute ne faisait-il même aucune différence entre un vampire et un simple humain.

La jeune fille n'était, hélas, guère dans son cas. Bien qu'elle eût, jusqu'à ce jour, la chance de ne jamais croiser de personnes aux canines pointues, on lui en avait dit suffisamment à leur sujet pour qu'elle soit parfaitement en mesure de reconnaître un de ses ennemis. Ennemis. Ce mot ne lui plaisait pas. Ils ne lui avaient rien fait jusqu'à présent. La Demoiselle n'en avait même jamais vu. Et pour le moment, elle souhaitait ne jamais en voir. Elle tourna la tête vers celle qui serait donc bientôt une camarade. Camarade. Bien qu'elle n'en connaissait pas réellement ni le sens ni la puissance, ce mot lui plaisait. Il sonnait chaud. Elle offrit un charmant sourire à l'inconnue. « Je l'espère aussi. Et j'espère aussi pour vous que vous saurez vous y plaire. » Et elle était des plus sincères.

Elle était passée de la réalité à ses songes puis de ses songes à la réalité sans nulle difficulté. C'était chose rare pour la Demoiselle qui, généralement, se laissait emporter loin de Terre pour un long moment. Tout était sujet aux rêveries. La Demoiselle trouvait les pensées fort belles. L'imagination humaine ne cesserait jamais de l'émerveiller. L'imaginaire prenait toutes sortes de formes, toutes sortes d'emplois. Ce qui la fascinait le plus était l'influence qu'il pouvait avoir sur l'esprit même de la personne. Et elle se demandait alors si elle-même n'était pas simple conception de son imagination. Et elle se disait aussi que Dame Nature devait être fort inspirée lorsqu'elle avait décidé de la couleur de l'oiseau. Tout n'était, certes, uniquement question de génétique. C'était beau, la génétique. Assurément. Voici comment la Demoiselle passait d'oiseau à imagination puis encore à génétique. L'enchaînement lui était logique et naturel, modeste rêveuse qu'elle était.

La Dame aux lunettes devait penser certainement tout un tas de choses à propos de la Demoiselle. Cette dernière n'y prêtait pas grande attention. Ce n'était pas pour autant qu'elle se désintéressait d'elle. Bien au contraire. Dans un sens, il était flatteur d'être en présence de la Demoiselle vagabonde d'esprit. C'était bien plus agréable que la Demoiselle paniquée. Oui, mieux valait voir Glorana à demi absente. À demi, seulement. En réalité, elle ne faisait que se mettre à son aise. Elle ne faisait que se construire un environnement dénué de stress. Car elle ne l'avait pas oublié, les dangers étaient nombreux en dehors de l'école. Il fallait donc détourner son esprit de tout cela, pour mieux se sentir auprès de la future soldate. L'oiseau prit son envol vers une autre branche. Ce fut le moment choisi pour finaliser son affaire. Elle sourit doucement, suivant l'animal du regard. « Que pensez-vous des oiseaux ? Parfois j'envie leur liberté. »

Dans un sens, elle admirait les oiseaux. Oui. Ils étaient libres. S'ils voulaient s'envoler pour une longue balade, ils le pouvaient. S'ils décidaient de rebrousser chemin soudainement, ils le pouvaient. Mais surtout, ils ne semblaient encourir que peu de dangers. C'était cela surtout qu'elle enviait. Et admirait. Même si la Demoiselle se lamentait souvent, elle n'était pas des plus à plaindre et le savait. Sa condition n'était pas des pires. Si l'on oubliait les combats, la Demoiselle menait une existence assez tranquille. Mais elle aurait bien aimé voyager. Retourner en République Tchèque une semaine par exemple. Et pourquoi pas découvrir la Russie aussi. Ses origines n'étaient sans doute pas pour rien dans ses envies de voyages. Mais l'inconnue partageait-elle son avis ? Pensait-elle les oiseaux libres ? La Demoiselle restait attentive. Elle ne voulait manquer sa réponse, qui l'aiderait sûrement à se faire une idée sur la personne à qui elle parlait. D'autant plus que la Demoiselle avait tout un tas d'autres questions à lui poser. Faire de nouvelles rencontres était source d'enrichissements. De sa journée mal entamée, elle espérait pouvoir en retenir de bonnes choses.

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mer 9 Déc - 14:04

Te plaire à l'armée impériale ? Cela sonnerait presque comme une blague à tes oreilles, tellement cela était le cadet de tes soucis. Mais il est vrai que l'on était toujours plus efficace lorsqu'on faisait ce que l'on aimait. C'était pour ça que tu avais grappillé quelques connaissances en astronomie, parce que tu aimais ça. Concernant l'armée, ce n'est pas comme si tu aimais follement te battre, dans la mesure où tu ne te battais que pour te défendre, mais pourquoi ne pas laisser une chance aux autres et à l'atmosphère de travail ? La réponse était simple, parce que tu n'éprouvais aucun intérêt à cela, tu te faisais imperméable face aux opinions des uns et des autres, mais tu savais, ne serait-ce qu'un peu, tirer les enseignements de certaines situations. Restait à savoir si cela te suffirait pour ne pas mourir lors de ta première bataille, surtout si tu étais au corps à corps où à mi distance, contrairement à celle en face de toi qui apportait principalement son soutien à longue distance.

Sauf que tu ne te faisais pas d'illusions, tu devrais d'abord prouver ta valeur avant que l'on ne t'envoie au front. En espérant qu'à leurs yeux, tu en avais suffisamment...espérer hein ? Tu avais longtemps oublié ce que signifiait cette notion, et puis, tout ce qui concernait cette unité, ne reposait en aucun cas sur la chance ou bien "l'espoir" mais sur le talent, et la force...chose qu'il te manquait pensas-tu alors. Puis, à peine eus-tu le temps de noter l'honnêteté des propos de ton interlocutrice qu'un oiseau chanta. Selon certains sons, c'était juste du bruit intempestif, mais de rares fois, c'était plus agréable. Tu tournas légèrement ta tête dans la direction du chant pour apercevoir la bête ailée qui les observait, sûrement curieux de l'étrange paire que vous faisiez, elle et toi, mais contrairement aux corbeaux, il ne retiendrait probablement pas vos silhouettes, mais n'était pas dénigré ou craint par le reste des hommes.

Pourquoi les corbeaux ? Parce que c'était comme ça que le fils de la personne avec qui tu vivais t'avait nommé lorsque tu as essayé ta couverture pour la première fois : "la fille-corbeau", tu aurais ri si tu l'avais pu, mais ce n'avait pas été le cas. Comme l'expression de toute autre émotion, que tu faisais paraître sans la ressentir réellement. En tout cas, ce n'était pas compliqué de voir que l'autre était en train de rêvasser sur cet animal et c'était quand même beaucoup mieux que de voir une jeune fille tentant tant bien que mal de cacher sa panique. Voir cet oiseau, pour toi, te rendait nostalgique, tu te souvenais d'une certaine époque où tu pensais que les oiseaux pouvaient toucher les étoiles, tu avais fait rire ton beau-père, qui t'avait agréablement ébouriffé tes cheveux, c'était l'époque où tu pouvais encore laisser passer quelque chose sur ton visage...c'était il y a des années.

Puis elle te demanda ton avis sur ces créatures descendantes des dinosaures, tout en baissant un peu sa garde. Par chance, il n'y avait que vous deux dans les environs, car tu ne comptais pas la défendre si un suceur de sang, ou un cavalier apocalyptique, venait, décidé à faire de vous son prochain repas. Si cela avait été le premier, tu préférerais t'enfuir, car le combattre serait inconscient, quant au second, tu tenteras d'en finir le plus rapidement possible avec lui. Mais, vraiment rien aux alentours, cela te semblait presque rassurant, si tu n'étais pas du genre à ne pas relâcher ta vigilance sauf en dormant. Alors autant se concentrer sur la question, qui pour toi, avait tout l'air d'une question piège. Chercherait-elle à te tester par hasard ? Même si cela n'en avait pas l'air, tu te doutais bien que ta réponse lui en dirait beaucoup sur toi, voire conduirait à d'autres questions, en somme, tu t'étais embarquée dans un interrogatoire déguisé, et celui-ci ne prendrait fin que lorsque la curiosité de la jeune femme serait assouvie. Et à part répondre, tu n'avais pas d'autres options disponibles.

Devais-tu pour autant lui raconter le souvenir que t'en avais ? Ce n'était pas forcément utile mais sur le coup, c'était tout ce que tu trouvais à lui répondre, car la liberté t'était inconnue à toi toujours prisonnière de ta propre faiblesse. En même temps, avais tu désiré une seule fois être libre ? Libre de choisir ton futur par exemple ? Tu t'étais après tout, contentée de suivre les choix que l'on t'avait jadis imposé, et cela avait beau être utile dans ce monde à demi ravagé, tu n'avais jamais réellement pensé à faire autre chose. Mais si tu pouvais choisir, que ferais-tu ? Si tu pouvais voler, où irais-tu ? Ces question n'étaient hélas, que très peu présentes dans ton esprit, peut être qu'en fin de compte, tu ne désirais pas avoir d'ailes, peut être que c'était trop tôt pour toi, qui sait ?

"Ils me laissent nostalgique à vrai dire. Je me souviens cependant que plus jeune, j'étais persuadée qu'ils pouvaient toucher les étoiles...et que je les enviais de pouvoir voler si haut..."
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mar 22 Déc - 0:05


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Il était là, tout près des deux jeunes filles. D'une poussée, il pouvait prendre son envol à tout moment. Il irait là où il voudrait, aussi bien un mètre plus loin qu'un kilomètre. Un simple courant d'air et il se voyait planer au-dessus du sol, à une hauteur parfois vertigineuse. Il était vagabond, obéissant simplement à ses envies. Ses petits yeux perçants étaient d'une grande précision. Il voyait venir le moindre danger. Réactif, il s'en éloignait en deux temps trois mouvements avec grâce. Petite créature incroyable. Dans un sens, son indépendance et ses capacités étaient enviables. Qui ne s'était jamais imaginé volant à son tour au-dessus des immeubles ? Qui ne s'était jamais imaginé pouvoir échapper à un prédateur avec l'arrogance d'attendre la dernière seconde pour s’éclipser ? Qui ne s'était jamais imaginé vivant au jour le jour, sans jamais avoir de comptes à rendre à qui que ce fut ?

La Demoiselle n'avait pu échapper à ces songes, et ce depuis bien longtemps. Son esprit vagabond ne restait jamais bien longtemps rivé sur une seule et unique chose. Comme tout vagabond, il ne jetait jamais l'ancre, se laissant aller au gré du courant. Un coup de vent, une vague et il atterrissait sur une île. Il y restait un temps, jusqu'à ce qu'une autre vague l'embarque dans une nouvelle direction. Ce n'était qu'un éternel recommencement, ne trouvant de répit que lorsque la Demoiselle s'agitait. Ou paniquait, cela revenait généralement au même. La mer, agitée, n'était qu'une nuée de vagues menaçant le navire de chavirer à tout moment. Mieux valait ravaler les voiles afin d'éviter le pire. Pour le moment, le voyage s'annonçait beau et calme. La caravelle voguait tranquillement en destination d'une autre île. Car oui, la Demoiselle, ayant obtenu sa réponse, ne trouva aucun intérêt à s'attarder plus longtemps sur le sujet.

« Le seul problème qu'ils pourraient rencontrer serait de voir leurs ailes blessées en plein vol. Sur ce point là, je ne les envie pas vraiment. » Tout comme le navire pouvait stagner si ses voiles n'étaient poussées par le vent, les oiseaux pouvaient vite se retrouver en grande difficulté si l'une de leurs ailes subissait quelques dommages. La Demoiselle n'avait aucunement envie de les imiter. Elle préférait rester sagement sur la terre ferme, loin de tout risque inutile. Car le principal pour survivre était certainement de se ménager. Ainsi aurait-elle moins de chances de faire face à une chute fatale. Dans le fond, il ne suffisait que d'un instant d'inattention pour disparaître à jamais. Alors il était préférable de ne rien faire d’insensé, tout comme fuir un entraînement en laissant son arme sur place par exemple. Elle avait elle-même fait le contraire de ce qu'elle pensait. Décidément, la réflexion n'était efficace qu'en l'absence de peur.

Des bruits retentirent au loin. La Demoiselle sursauta. Quelle sotte, elle en avait bel et bien oublié où elle se trouvait. Il n'était jamais bon de trop se familiariser avec un lieu extérieur aux quartiers de l'armée, au risque d'avoir quelques surprises. Voici une des règles d'or du bon soldat tenant à sa vie qu'elle avait ignoré. Un bref tâtonnement de ses poches ne lui indiqua qu'elle n'avait rien d'autre qu'un simple paquet de mouchoir. Chose qui serait extrêmement utile en cas d'attaque. En particulier à une snipeuse. Et la Dame aux lunettes ne semblait guère plus armée qu'elle. En fin de compte, la Demoiselle ne se sentait plus réellement à son aise. Il était enfin temps pour elle de reprendre conscience du danger qui les guettait. Elle sourit doucement. « Que diriez-vous de nous avancer ensembles vers l'école ? Je serais ravie de vous y conduire. » Et elle l'était, sincèrement.

La Demoiselle sourit un peu plus, tendant sa main droite à celle qui lui était encore inconnue. « J'ai oublié de me présenter, je m'appelle Glora. »

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Mer 23 Déc - 13:05

La revoilà partie dans ses songes, pour sûr, cette fille avait énormément du mal à rester sur ses gardes, contrairement à toi, qui étais incapable d'arrêter de faire preuve de méfiance envers autrui. De ce fait, la mèche gauche de tes cheveux passa derrière ton oreille une fois de plus, alors que ton visage ne montrait que peu de choses, plus précisément rien de ce que tu ressentais réellement, soit un profond ennui et agacement à son égard. Tu croisas alors tes bras, dérivant ton regard vers la droite, avant de réajuster tes lunettes qui venaient de s'abaisser, en l'attente d'une quelconque réponse, en dépit de ton envie de tourner les talons pendant qu'elle rêvassait, mais un dicton déconseillait de faire aux autres ce que l'on ne désirait pas qu'autrui nous fasse, et en l'occurrence, tu avais horreur des gens qui s'en allaient en plein milieu d'une conversation. Avaient-ils quelque chose à se reprocher, à cacher, à fuir ? C'étaient les questions qui te taraudaient quand cela se produisait, mais cette fille étant dans l'armée impériale, tu savais -dans la mesure où on te l'avait rabâché- l'importance d'avoir des alliés et de bien s'entendre avec ses coéquipiers, afin de garder une certaine cohésion au cours d'une bataille. Bien s'entendre, sans pour autant être trop proche d'un collègue bien évidemment, pour éviter que les sentiments ne prennent le dessus sur les ordres donnés. Ça te convenait, tu étais habituée à cela après tout, et puis, ce n'est pas comme si ces gens étaient de ta famille de toute façon.

Tiens, une réponse ? Tu avais failli attendre dis donc. Mais c'est vrai, ils étaient fragiles à ce niveau là, comme tout être mortel en somme. Un coup bien placé et toute une vie prenait fin, ce qui était selon toi, purement et simplement dans l'ordre des choses. Du moins, c'était comme ça que tu tentais aujourd'hui encore, de passer le cap des morts de tes proches, et à vrai dire, ça marchait assez moyennement, empathie oblige hélas. Mais bon, si déjà, tu ne t'effondrais plus en y repensant, c'était un grand pas en avant. Maintenant, la seule chose qui restait à faire était de savoir si tu pouvais empêcher que d'autres personnes en passent par là. Bon sang, à t'entendre, on dirait une jeune fille altruiste. Mais la survie d'un être ne dépendait-elle pas de l'être en question ? Dit être qui ferait mieux de ne se fier qu'à soi même plutôt que de compter sur la protection des autres pour continuer son insouciante vie. Car oui, pour certains, ils étaient si insouciants que ce n'était pas anormal de trouver leurs cadavres figés dans l'horreur et la surprise le long des routes en dehors des zones de sécurité. Sécurité qui était au passage une notion désormais floue et presque dénuée de sens à tes yeux. Tu ne savais certes pas si ta vie allait encore durer longtemps avec ton comportement actuel, mais au moins, tu avais conscience des dangers qui te guettaient et ne fus donc pas surprise à l'entente des bruits quelque peu plus loin. En réalité, tu cherchais plutôt à identifier ces bruits, pour savoir ce qui se passait là bas.

Cela semblait assez loin pour toi, mais suffisamment inquiétant pour faire sursauter ton interlocutrice. En effet, il pouvait très bien s'agir de cavalier de l'Apocalypse sorti casser la croûte, où bien un début d'attaque vampirique. Ou bien une éternelle secousse due aux plaques sur lesquelles le Japon avait la malchance de se trouver, qui causait l'effondrement d'un bâtiment. Pour cela, il fallait que ton regard se dirige dans la direction des bruits mais il était plus intéressé par les gestes affolés de la jeune fille en face de toi, qui cherchait visiblement quelque chose pour se défendre, avant de te jeter un regard pour voir si tu avais toi aussi, de quoi parer à une éventuelle attaque. Bien sûr, ta veste dissimulait bien tes pistolets et tes bottes tes couteaux. Ce qui apporterait au moins le bénéfice de l'effet de surprise en cas d'éventuelle attaque. Mais ce n'était pas quelque chose que la jeune fille pouvait savoir, ni qu'elle avait à savoir, ce serait inutile pour elle, car au vu de la distance qui vous séparait du bruit, la probabilités qu'il vous arrive quelque chose se révélait relativement faible. En d'autres termes, le nombre d'inquiétude à avoir concernant cela était nul, et du coup, l'affolement de ton interlocutrice te fit encore une fois passer ta mèche gauche derrière ton oreille, en retenant du mieux que tu pouvais un sourire en coin accompagné d'un sarcasme, cela ne convenait strictement pas à la situation. À la place, tu te contentas d'une expression qui tentait de se vouloir rassurante, te trouvant risible dans cet exercice.

C'est alors que d'une bienveillante sincérité, elle te proposa d'aller vers l'école. C'était presque certain que la sécurité là bas y était la plus haute, alors que tu regardais son doux sourire, qui tentait néanmoins de dissimuler une crainte infondée. Tes impressions se confirmaient, c'était une fille honnête, bien qu'elle t'agaçait certainement par son comportement, elle avait le mérite de ne pas chercher à te mentir. Non, elle cherchait juste à se rassurer d'après toi, car il serait difficile pour elle de mentir à quelqu'un, et encore plus à toi, alors à un certain niveau, tu avais autant de raisons de te méfier d'elle qu'elle avait de raisons de paniquer. Mais pour être honnête, tu n'irais pas jusqu'à lui faire confiance pour surveiller tes arrières, à moins qu'elle ait des compétences bien cachées par ce physique et attitude d'ingénue qui étaient à elle. C'était à voir, car des entraînements, vous ne pouviez qu'en avoir étant encore novices au sein de l'armée impériale, il fallait au moins ça pour éviter de mourir dès la première mission, ce qui serait vraiment stupide. Enfin, elle se présenta, en tendant sa main droite, probablement était-elle droitière, contrairement à la gauchère que tu es. Glora hein ? Cela sonnait comme un diminutif mais peut être n'aimait-elle pas pas son prénom complet, ça arrivait des fois, et il fallait faire avec. Quoiqu'il en soit, elle attendait une réponse, et tu allais la lui fournir. Laissant ton bras droit regagner le long de ton corps, ta main gauche alla serrer la main tendue et tu souris faiblement, par politesse.

« J'accepte votre proposition avec plaisir, bien que j'ai aussi oublié mes manières. Mon nom est Shinde, enchantée de faire votre connaissance. »
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Dim 3 Jan - 11:13


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La Demoiselle ne tenait plus. Une légère pression commençait à s'exercer sur son être. Elle entendait des choses qu'elle ne pouvait voir. Elle entendait des choses qui l'inquiétaient. S'il ne s'était seulement avéré que ces petits sons lointains n'étaient que de simplets gazouillis d'animaux ; elle n'aurait eu guère d'inquiétudes à ce sujet. Or, leur tonalité n'était en aucun point semblable au chant des oiseaux. À l'évidence, ça commençait à s'agiter dehors et cela ne lui plaisait guère, nul besoin d'être un quelconque devin pour s'en rendre compte. Cela sautait au yeux, il n'y avait plus clair que l'eau de roche. Nul besoin d'une exceptionnelle capacité d'observation pour admirer la Demoiselle dans ses sombres moments. Nul besoin d'une vision hors du commun pour contempler sa ravissante frimousse mêlant doute, prudence et méfiance.

Le regard de la Demoiselle pétillait. Une petite étincelle brillait au coin de ses pupilles. Aucune excitation n'animait ses pensées, bien au contraire. En son fort intérieur, elle ne demandait qu'à s'éveiller. En son fort intérieur, elle ne demandait qu'à penser convenablement. Mais craintive et surtout désarmée, la Demoiselle ne pouvait rester lucide bien longtemps. Elle ne se sentait guère à son aise, loin des bâtiments de l'école. Se lamenter, elle le pouvait bien. Mais dans le fond, elle le savait bien. Nier qu'elle trouvait un certain réconfort à sa condition ne lui était point possible. Avec le temps, elle s'était bien trop habitué à son petit confort pour pouvoir le quitter.

Surprise que la Dame aux lunettes lui tende sa main gauche, la Demoiselle laissa échapper un petit « Oh. ». Elle s'avança vers la sortie. « Si j'avais su que vous étiez gauchère, je vous aurai tendu mon autre main. » En effet, lorsqu'il s'agissait de tâches relativement simples, il s'avérait que la Demoiselle arrivait à utiliser tout autant sa main droite que sa main gauche. Tant qu'il ne s'agissait pas d'écrire, il était toujours possible d'improviser avec sa main la moins agile. Et puis, il ne devait pas être particulièrement agréable pour un gaucher de ne croiser que des droitiers. À sa place, la Demoiselle en serait déstabilisée. N'aimant peu sortir du lot, elle s'estimait bien heureuse de n'être née gauchère.

Son regard balaya attentivement les quelques rues débouchant sur le parc. Elle ne savait plus exactement par laquelle elle était arrivée, pas plus qu'elle ne savait réellement où elle se trouvait. La géographie n'était pas la plus grande amie de la Demoiselle. Elle haussa les épaules, se persuadant elle-même que se tromper d'une petite rue ne serait guère bien grave. Tout en marchant, elle tourna la tête vers la Dame, l'observant un instant avant de délier sa langue. Sa curiosité était trop forte. « Comment est-il possible de mener une vie à peu près tranquille sans être ni mêlé aux vampires, ni à l'armée impériale ? » Cette question là, la Demoiselle se la posait depuis un moment déjà. Si Shinde avait réussi à survivre tout ce temps sans être déjà sous les ordres de l'armée, sans doute pourrait-elle l'éclairer ne serait-ce qu'un petit peu.

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Jeu 7 Jan - 9:43

Tu retiras ta main presque aussitôt qu'elle eut poussé son exclamation, pour ne pas la gêner probablement, mais aussi, parce que tu avais, depuis un certain temps, du mal avec le contact humain en général. Tentant un sourire se voulant rassurant face aux yeux bientôt larmoyants de la fille en face de toi, tu lui emboîtas le pas, tout en restant concentrée sur les bruits dont elle cherchait à vous éloigner. Il est vrai que au loin, cela pouvait être risqué, mais cette partie originellement si franche de toi, celle qui disait ce qu'elle pensait avec autant de tact qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine, avait envie de préciser à cette jeune fille que si elle voulait s'en aller, autant de dire directement, plutôt que d'user un moyen détourné, même si c'était pour vous mettre toutes les deux en lieu sûr. Il y avait parfois ces jours où tu avais envie de te laisser mourir, ou même de te tuer tout simplement, à cause de cette chose que tu ne pouvais empêcher de te hanter, cette fichue haine de toi même, lorsque tu te répétais sans cesse à toi même que tu ferais mieux de mourir et que tu ne méritais pas d'être dans ce monde plus longtemps. Mais face à tout ce que tu fuyais déjà, fuir face à la vie serait l'acte de lâcheté de trop, celui que personne ne pourrait jamais pardonner. Si il y avait une seule chose à affronter, c'était au moins cette vie, ce monde, aussi infesté et détruit soit-il. Une première étape dans ce qui pouvait sembler une quête, mais qui était pour toi une rédemption face au plus grand ennemi que tu n'as jamais connu : toi même. Plus qu'à franchir les autres désormais, facile à dire n'est-ce pas ?

Et sans réellement avoir eu le temps de te dire combien tu détestais fuir, elle te montra une gêne par rapport à ton geste. Tu étais gauchère et elle droitière. Mais tu pouvais te servir de ta main droite pour la plupart des autres tâches. Il t'était même arrivé de devoir écrire avec ta main droite, lorsque la gauche était, suite à divers concours de circonstances, incapable de le faire, mais dans ce cas, ton écriture était vraiment moins belle, mais plus masculine. C'est vrai d'ailleurs qu'à une certaine époque, tu n'avais aucune féminité contrairement à maintenant, il était même arrivé à certains de te prendre pour un garçon, avant que le pot aux roses ne soit découvert. Peut être que cette couverture débordante de féminité quoique plutôt cachée était là pour montrer à certains à quel point ils étaient faciles à berner. Et c'est vrai que la perruque à été d'une grande aide, pour une représentante du beau sexe que l'on jugeait peu gâtée par la nature. Ce genre de choses dont tu n'avais strictement rien à faire mais que l'on ne pouvait ignorer lorsqu'il s'agissait de se forger une couverture en somme. Sinon, bien qu'être gauchère était parfois difficile, tu estimais bien t'en sortir, car ce n'est pas dans la situation actuelle que l'on se souciait de la main que tu utilisais pour écrire, l'important étant que tu aies des mains aptes à tenir une arme. Règle que tu avais comprise, depuis ta « tendre » enfance, et tu n'avais aucune difficulté à tenir une arme sans trembler d'un iota. Bien évidemment, tu n'avais jamais tué personne, dans la mesure où tu faisais toujours attention à ne pas toucher un point vital. En effet, tu cherchais plus à mettre ton adversaire hors d'état de nuire en lui ôtant l'envie de recommencer plutôt qu'à lui prendre la vie...mais il aurait fallu qu'à l'époque, tu sois en mesure de mettre quelqu'un au sol.

Vous marchiez alors vaguement, vagabondant presque, dans les rues, comme si elle n'avait pas de réel sens de l'orientation. Quoique tu n'en menais ps large toi non plus, déjà que tu ne connaissais pas toute la ville, ton sens de l'orientation en plein jour était relativement pitoyable, d'autant plus si on le comparait à ton sens de l'orientation nocturne. Il n'y avait pas à dire, la nuit était ton terrain de jeu lorsque les environs étaient tranquilles. Elle commençait à se lever et pour être honnête -fait rare désormais- tu aurais aimé rester quelque peu voir quelques constellations apparaître. Mais bon, c'était rarement paisible par ici, et tu ne voulais pas vraiment susciter la colère de la personne t'ayant désormais pris sous son aile. Or, pour te repérer dans ce lieu, il aurait été fort pratique que tu restes jusqu'à la nuit tombée, pour pouvoir te servir de ces repères si familiers ne t'ayant jamais trahi, eux au moins, ils seraient toujours là...ou du moins, tu n'expireras pas avant elles. Le trajet était relativement silencieux, si on occultait bien sûr les bruits dont vous vous éloigniez, et à vrai dire ça ne te dérangeait pas vraiment. Tu n'étais pas causante de nature après tout, on pourrait même dire que tu es taciturne, au point de n'ouvrir la bouche que pour démonter la personne en face de toi. Enfin...mieux valait que tu ne révèles pas ce trait de caractère plutôt vif et tranché, bien que tu aies énormément de mal à y renoncer, après tant d'années à avoir été ainsi. Sauf que niveau conversation, tu n'avais ni d'idées, ni d'envie suffisantes pour en créer une, et puis, ce n'est pas comme si passer quelques minutes dans le calme allait causer un quelconque problème. C'est ainsi que tes mains regagnèrent tes poches et que tu continuas à marcher quelque peu en retrait par rapport à elle, jusqu'à ce moment là.

La curiosité était quand même censé être un vilain défaut, mais probablement qu'elle en avait cure face à ce qu'elle te demandait. Tu n'aimais vraiment pas avoir à parler de ce moment là et il aurait mieux valu pour elle qu'elle reste silencieuse, enfin pour toi surtout. Une seule chose était sûre, c'était que tu n'avais aucune intention de répondre concrètement à cette question, mais tu ne devais pas non plus l'envoyer paître directement comme tu savais si bien le faire. C'était parfois dans ces moments là que tu regrettais d'avoir choisi un rôle qui était ton exact opposé, parce qu'il n'y avait d'autre choix que de s'y conformer et ça t'énervait un peu. De plus il n'y avait vraiment pas grand chose à dire là dessus, tu avais fait la même chose face à ce qui infestait ce monde que ce que vous faisiez actuellement face aux bruits : fuir, comme toujours dans un sens. Sortant ta main gauche de ta poche, tu passas la mèche du même coté derrière ton oreille, avant de la remettre aussi sec, pour ne pas qu'elle ne prête plus attention à ce geste que tu avais fait bien trop de fois. Or, c'était une habitude, c'était ta manière d'exprimer ce que tu pouvais bien ressentir à certains moments. Sauf qu'au vu de la longueur de tes « cheveux », tu pouvais aussi aisément faire croire que c'était parce qu'elle te dérangeait, puisque tu étais gauchère, cela avait le mérite d'être assez pratique pour mieux dissimuler tes émotions. Chose qui n'aurait bien sûr aucune utilité face à quelqu'un de particulièrement observateur, mais tu doutais légèrement de cette capacité de la jeune fille qui n'avait pas remarqué que cela faisait deux fois que vous passiez par cette rue. C'est alors que tu lui répondis.

« Ma foi, il y a encore des jours où je me pose la même question mais...tiens, n'aurions-nous pas déjà pris cette direction ? »
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Dim 7 Fév - 23:11


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La Demoiselle, si tôt se fut-elle mise en marche, se trouvait déjà fort embêtée. Certaines choses la caractérisaient particulièrement. L'on comptait dans un premier temps sa passivité. La Demoiselle ne vivait pas, elle se contentait simplement d'observer ce qui se passait autour d'elle. Simple spectatrice d'une œuvre théâtrale présentée dans la quatrième dimension. L'avantage était donc qu'elle en profitait gratuitement, ce qui était non négligeable. Seulement tout ne pouvait être profitable. Si bien que la Demoiselle passive se faisait régulièrement surprendre par la réalité. Cela présentait quelques inconvénients. Enfin, plus particulièrement, la Demoiselle manquait de réactivité immédiate. Répondre à une situation des semaines après qu'il y ait eut un nœud n'était guère ce qu'on pouvait appeler couramment de la rapidité. Il était tout de même notable qu'une réaction se produisait, que ce fut tôt ou tard. Mais tout ceci était dans la nature de la fragile Demoiselle, nul ne pouvait le lui reprocher.

Ces petites caractéristiques principalement notables faisaient donc de la Demoiselle une personne assez éphémère. L'on ne pouvait la voir s'éveiller qu'un bref moment durant, avant qu'elle ne reparte aussitôt dans son monde. Bien entendu, tout ceci était parfaitement corrigeable. Il suffirait tout bonnement que ladite Demoiselle daigne faire l'effort de se concentrer convenablement. Elle n'était pourtant pas des plus stupides, assurément. Il ne lui suffirait que d'une petite poignée de volonté pour enfin s'appliquer un peu. C'est pour cette raison qu'elle ne prêta aucune attention particulière aux rues qu'elles traversaient. Pour cette même raison, elle se perdit inévitablement. Elle les observait pourtant, ces immeubles anciennement habités au pied desquels elles passaient. Elle les revoyait pourtant, ces rues illuminées en pleine soirée d'été. Et elle se revoyait accompagnée de sa nourrice, vagabondant de boutique en boutique, achetant par ci par là quelques broutilles pour des parents bien trop occupés par leur travail pour passer un peu de temps avec leur fille. C'était le bon vieux temps.

Papillonnant dans ses songes habituels, la Demoiselle ne prêtait donc plus d'attention aux détails tels qu'une pancarte, une bifurcation ou encore même une porte à moitié détachée de son seuil. Papillonnant dans ses songes habituels, la Demoiselle en avait encore oublié ce qu'elle faisait. C'était regrettable tout de même, cette difficulté à rester concentrer sur un seul point précis tel que rentrer se mettre à l'abri. Mais on ne pouvait changer les gens en un simple claquement de doigts. Si bête cela pouvait-il paraître, la Demoiselle n'échappait aux règles. Elle ne changerait pas du jour au lendemain. Heureusement la Dame aux lunettes faisait preuve d'un peu plus d'attention. Intriguée, la petite Dame tourna la tête vers la brunette, les sourcils légèrement froncés. N'auraient-elles pas déjà pris cette direction ? Voici une bonne question dont la réponse lui échappait. Si elles avaient déjà pris cette rue ? Sans doute. Autrement Shinde ne lui en aurait fait la remarque. La Demoiselle soupira.

« Euh... Je crois bien que oui. » Perplexe, elle observa les autres itinéraires qui s'offraient à elles. Aucun ne l'inspirait. Pourtant, la Demoiselle savait où elle voulait aller. Rentrer aux bâtiments de devait pas être d'une difficulté extrême. Mais elle parvenait tout de même à ne savoir quel chemin prendre. Décidément, certains de ses sens étaient limités. « Je ferai vraiment une bien piètre guide touristique », se découragea-t-elle. Arrêtée, elle scruta un instant tout ce qui les entourait. Sans doute aurait-elle mieux faire de sortir plus souvent alors qu'elle le pouvait encore. Cela lui aurait notamment évité de se perdre bêtement. Mais ce qui était fait était fait, le principal à présent était de se réorienter. La concentration était à son comble.

Comment parvenir à retrouver son chemin ? En y repensant, la Demoiselle n'avait visité que très peu de fois le parc Yoyogi. En fin de compte, elle s'y était rendue sans réfléchir à son chemin du retour. Dans un état non propice à l'analyse, elle n'avait retenu la route exacte qu'elle avait emprunté sur l'aller. Ce retour s'annonçait donc incertain. Ou compliqué tout du moins. Pour le moment, elle devait parvenir à savoir où elle se trouvait précisément. « Avec un plan ce serait bien plus simple aussi... » pensa-t-elle tout haut. Un plan. Si seulement elle pouvait en trouver un.

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Shinde Kuroi
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Sam 13 Fév - 13:35

Si il y avait bien quelque chose chez toi pour lequel tu avais un semblant de considération, alors c'était ton sens de l'observation, entraîné depuis ton plus jeune âge pour passer au crible de ton regard les lieux comme les personnes autour de toi. En fait, c'était la seule chose que tu ne détestais pas en ta personne, ainsi, même avec ces verres de charbon teinté, ton observation n'en était pas grandement affectée, et cela t'était utile...voilà pourquoi, contrairement au reste de ce qui te compose, tu épargnes cette aptitude de ta haine. C'était l'exception qui confirmait la règle, sinon, rien ne te plaisait chez toi. Enfin, tu n'avais pas grand chose à faire de ton apparence physique, du moment que la couverture que tu appliquais tenait, quoique tu aurais préféré être plus forte et aussi plus grande, bien que pour une japonaise, un -fichu- mètre soixante-sept était grand, comparé à certains, tu ne pouvais que te sentir ridiculement petite. Ta santé ? Tu t'en occupais uniquement lorsque ton corps en avait urgemment besoin, sinon, tu la négligeais allègrement mais au moins, avec cette veste, tu ne risquais pas grand chose, merci docteur non ? Tu parles ! Il fallait quand même que tu sois un minimum à l'aise pour bouger quoi que tu portes mais au pire, tu t'adaptais si la tenue le permettait. Sinon question mental, si il y avait une chose qui ne changerait jamais, c'était ta franchise, brute ou détournée, tu étais incapable de mentir sur tes émotions, même si cela pouvait causer souci parfois, la vérité était quelque chose auquel tu tenais fortement. Après, ce n'est qu'une question de capacité à protéger les siens mais tu avais terriblement de mal selon toi à l’acquérir. Tu te trouvais faible, et tu voulais devenir forte. Mais avant d'être forte, ne devais-tu pas, en tout premier lieu reconnaître ta faiblesse ? C'était déjà fait certes, mais es-tu capable de l'accepter, de vivre avec ? Hélas non, et une chose que tu ne supportais le prouvait.

Cette chose, ce simple fait, consistait à te regarder dans une glace. Dès ton plus jeune âge, tu n'avais jamais aimé ça, ou du moins ton paternel t'en avait fortement inspiré le dégoût, en t'inculquant que cela ne devait te servir qu'à examiner les blessures externes que ta vision ne pouvait distinguer. Cependant, depuis la mort de celui que tu avais considéré comme un grand frère, cela avait empiré et pas qu'un peu. Chaque fois que tu apercevais ton reflet quelque part, tu revoyais la petite fille tout juste capable de fuir face au danger en laissant ceux à qui elle tenait mourir. Cette fille lâche, incapable, celle que tu avais été et que tu soupçonnes d'être toujours...tu la détestais, tu te détestais, et à peine tes yeux croisaient un quelconque objet projetant ton image, cet objet se retrouvait quasi immédiatement brisé sous ton poing rempli de rage, de colère et de rancune à ton propre égard. Et une fois que tu l'avais brisé, tes souvenirs affluaient, et sentant tes larmes couler, ignorant la douleur circulant dans ta main, tu essuyais ton visage de cette même main ensanglantée avant de nettoyer tout ça illico presto en espérant que personne ne remarque la moindre trace de ce que tu avais fait...le plus important dans ces moments là, c'était qu'aucune preuve de cet instant de pure faiblesse ne soit présente. De ce fait, tu évitais soigneusement tout ce qui pouvait refléter la personne détestable que tu étais, car si tu étais incapable de te supprimer, tu te défoulais sur ces images. Donc non, et toi même tu le savais, tu resterais ancrée dans ta faiblesse encore un moment tant que tu ne pourras pas assumer cela. C'était rageant oui, mais tu ne comptais pas abandonner, car même cet endroit censé vous protéger du danger ne s'est pas fait en un jour, alors tu n'attendais pas de toi même la capacité instantanée de te confronter à ces faits qui font néanmoins ta personne...même si tu aurais préféré, les faits étaient là...

Néanmoins, tu fis un semblant de remerciement à ton observation pour avoir remarqué que la demoiselle avait perdu sa route. C'est vrai que le jour déclinait, mais si pour toi, la nuit était un terrain de jeu et d'observation stellaire, probablement que pour elle, la période nocturne était synonyme de grand danger. Dans ce cas, si tu ne voulais pas avoir quelqu'un de paniqué sur le dos, il faudrait mieux que vous retrouviez votre direction. Sauf que vous étiez à un endroit qui ne t'était pas spécialement familier, tant les endroits se ressemblaient, mais tu préférais ne pas t'avancer sur des thèses dont tu n'es toi même pas sure. Il ne faudrait pas que par ta faute, vous soyez encore plus perdues. Pourtant, tu n'avais pas vu de quoi vous guider, ce qui était compréhensible, il fallait d'abord que les habitants aient un toit et une protection. Mais tu reconnaissais aussi ta part de responsabilités dans cela puisque tu n'avais pas repris la demoiselle plus tôt, l'ayant laissé faire pensant qu'elle savait où elle allait. Tu venais donc de trouver l'inverse de la concentration excessive congénitale avec l'absence excessive congénitale présente chez cette personne. Enfin, tu ne vas pas te moquer des maladies et de tout ce qui relève du médical, la personne t'ayant pris en charge étant médecin, ce serait lui manquer de respect et rien que de penser à ce qu'il avait fait pour toi te mettait mal à l'aise, ce n'était pas pour se moquer de lui aussi. Après tout, malgré tes efforts, tu n'étais pas forcément quelqu'un de facile, tu t'en doutais, et la patience de se docteur te touchait vraiment, certes, il ne valait pas un membre de ta famille contrairement à son fils que tu voyais comme un petit frère, mais lui non plus, tu ne voulais pas le voir disparaître sans rien faire. Au moins pour cette famille, tu espérais devenir ne serait-ce qu'un peu moins faible, alors que tu n'aimerais pas les inquiéter en rentrant tard, en d'autres termes, il fallait trouver une solution et le plus vite serait le mieux, aussi bien pour elle que pour toi, tu le savais.

Mais que faire exactement ? Ou plutôt comment faire ? Car tu savais qu'il fallait que vous retrouviez votre chemin, mais sans plan ou pancarte, la tâche était bien moins aisée  et il faisait bien trop jour pour voir une quelconque constellation qui t'aiderait à retrouver votre direction. Et puis rentrer après la nuit tombée n'était pas une option, le docteur Yuugure avait été clair dessus. Malgré ça, tu ne pouvais pas te maudire d'avoir rattrapée cette fille et d'avoir perdu autant de temps, car ce n'est pas comme si elle était désagréable, certes elle était souvent dans son monde et peu sûre d'elle, mais ça s'arrêtait là. Après tout, ça pouvait aussi bien faire partie d'elle comme être dû à un autisme, si ta mémoire était bonne, le docteur t'avait parlé du syndrome d'Asperger, ça pouvait très bien être cela aussi. Elle t'agaçait certes, mais avec ces absences répétées, tu ne te voyais pas la laisser seule, alors qu'elle semblait inoffensive, semblable à une enfant qui découvre le monde...eh bien, voilà que tu commences à t'attendrir, serait-ce à force de t'occuper du petit Hikaru, le fils de la personne qui prenait soin de toi ? À cette pensée, tu passas ta mèche droite derrière ton oreille, c'était un signe de gêne pour toi, contrairement à la gauche pour l'agacement, avant de pincer ta lèvre inférieure entre ton pouce et ton index, qui signalait que tu réfléchissais, et pour toi, la meilleure solution serait de retourner au parc, mais est-ce que tu avais assez de souvenirs du trajet pour cela ? Tu regardais soit droit devant toi, soit vers le sol, alors ça ne serait pas spécialement facile, sinon il aurait fallu que tu te fasses des points de repères, mais te concernant, tu n'avais des repères que pour la distance parc-chez le docteur, et pour la jeune fille en face de toi, ça n'allait pas être gagné. La seule chose que tu savais, c'est que rester planté là n'était pas conseillé et quitte à parler pour peu, autant donner sa vision de la situation...

« Veuillez me pardonner mais je ne pense point que l'on puisse trouver un plan par ici. Je vous proposerais bien volontiers de retourner au parc, mais je crains de n'avoir l'itinéraire précis en tête...en tout cas, mieux vaut continuer ne pensez vous pas ? »
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Glorana Balcarafressa
MessageSujet: Re: La détente avant les études [PV Glora/Shinde]   Jeu 25 Fév - 23:40


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Faisant la moue, la Demoiselle observait à présent chaque coin de la rue. Parfois, il lui arrivait de ne parvenir à se suivre. Ne comprenant guère ce qui avait pu lui passer par la tête, elle se maudissait intérieurement d'avoir cherché à fuir l'inévitable. Cela lui avait valu de se perdre. Elle soupira. Dans un sens, elle était constamment perdue alors en quoi tout ça pouvait-il donc lui changer son existence ? Une fois de plus, elle ne savait ce qu'elle faisait et pourquoi elle l'avait fait. Une chose était pourtant certaine, elle avait commis une erreur à se laisser papillonner sans prendre garde. Ce n'était pas faute de le savoir, qu'il lui était aisé de partir loin en fort peu de temps. Une fois de plus, elle allait devoir composer avec un rien. Il ne lui restait qu'à trouver ce petit rien qui l'aiderait.

La Dame aux lunettes ne semblait plus avancée qu'elle. Décidément, le chemin du retour semblait s'annoncer compliqué. Mais la Demoiselle s'accrochait à l'idée qu'elle serait rentrée pour la nuit. Nulle question de coucher dehors. Pour le peu de sûreté que ça représenterait, ce n'était en aucun cas envisageable. Cette volonté passagère, ainsi que cette petite faim qui commençait à la gagner, l'invitèrent à redescendre sur Terre jusqu'à ce que cette épreuve soit surmontée. Elle retrouverait sa route, il n'y avait aucune autre solution d'envisageable. Ne restait plus qu'à trouver comment et ce, sans plus tarder. À moins qu'elle n'ait changé d'avis et soudainement décidé qu'elle s'offrirait une nuit non sécuritaire à la belle étoile.

Elle hocha doucement la tête en entendant sa camarade. Retourner au parc risquerait aussi de les perdre d'autant plus. En pleine réflexion, la Demoiselle tentait en vain de se remémorer sa route. Si seulement elle pouvait prendre un peu plus de recul afin de s'imaginer son propre plan du secteur. Elle tiqua. Un éclat lumineux se distingua dans son regard. Une illumination. Un sourire satisfait aux lèvres, elle attrapa sans trop le serrer le poignet de Shinde afin qu'elle se mette en route avec elle. Dans sa course, elle se retourna. « A défaut de nous repérer avec une maquette de papier, nous avons à notre disposition un plan grandeur nature ! » Elle couru jusqu'à la porte d'un grand immeuble. Abandonné, assurément. Mais la Demoiselle ne cherchait à croiser personne. Tout ce qu'il leur faudrait était là, quelques étages au-dessus d'elles.

« Comment n'ai-je pu y penser plus tôt ? » marmonna-t-elle pour elle même alors qu'elle franchissait les marches deux par deux du premier étage. Tout cela lui paraissait soudainement d'une évidence grosse comme le nez sur la figure. À défaut d'avoir de petits repères, elles pouvaient en avoir grandeur nature. Ce fut soulagée, et essoufflée que la Demoiselle arriva sur le toit dudit immeuble. Un air frais vint caresser ses joues et un instant, elle laissa les rayons du soleil réchauffer son corps. Enfin, elle allait pouvoir rentrer au bercail. Bien qu'elle trouvait constamment quelque chose pour ne pas lui plaire, Glorana ne pouvait nier qu'elle avait trouvé un certain équilibre à sa vie à l'école.

Elle s'approcha du bord, posant une main devant ses yeux pour les protéger de la lumière. C'était bel et bien un des plus hauts immeubles qu'elle avait choisi. Tout ce qu'elle avait donc à faire n'était plus que de repérer les bâtiments et les différentes grandes rues qui les mèneraient à destination. Une légère grimace lui vint. De ce point de vue, elles n'étaient en réalité pas très loin. Parties comme elles l'étaient, elles ne risquaient guère de trouver leur route. « Nous devons faire demi-tour, remonter cette rue. Ensuite il y a un grand boulevard qui nous conduira à un carrefour. » Elle suivait sa route du doigt, tout en parlant. « A ce carrefour, il faudra prendre à gauche. Dès qu'une grande rue croisera la notre, nous aurons à tourner à droite. Trois fois. Après les bâtiments seront suffisamment proches pour qu'on puisse les apercevoir du sol. » Et peut-être qu'elles ne rateraient pas l'heure du souper.

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La détente avant les études [PV Glora/Shinde]
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